Green attitude

Tout savoir sur le lombricomposteur

Tout savoir sur les lombricomposteurs et pourquoi pas en fabriquer un soi-même !

Le lombricomposteur, qui connaît ?

Le lombricomposteur une boîte en plastique (la plupart du temps… difficile de faire plastic-free pour le coup, surtout en le fabriquant soi-même) dans laquelle vivent des vers de terre, qui vont transformer les déchets organiques crus produits à la maison (épluchures de fruits et légumes principalement) en bon compost, et qui peut se placer dans une cuisine. Ça permet de faire un compost, même en appartement (youhou !) et de diminuer fortement le volume des poubelles que l’on jette, le tout sans nuisance ! Et ça ne demande pas beaucoup d’entretien. Lui consacrer 1 seul article est impossible, il aurait été beaucoup trop long ! Je vous propose donc un dossier de 3 articles sur le sujet.

Aujourd’hui, je vais vous donner envie d’installer un lombricomposteur dans votre cuisine (oui, oui vous allez voir !). Dans le second article, je vous proposerai un DIY facile, où étape par étape, on construira ensemble votre futur lombricomposteur. Enfin, dans un 3ème article, je détaillerai les trucs à savoir pour garder son lombricomposteur au sommet de sa forme (ce qu’on y met, ce qui continue à aller à la poubelle, quand et comment vider le liquide, quand et comment changer de bac etc…). Avec ça, vous serez armés pour vous lancer dans l’aventure à votre tour !

Mon beau lombricomposteur en DIY
Mon beau lombricomposteur fait maison !

 

Les arguments POUR le lombricomposteur :

  • Zéro odeur : contrairement à un composteur de pleine terre, mon lombricomposteur ne dégage aucune odeur, ni quand il est tranquillement fermé, ni quand je l’ouvre pour y ajouter des épluchures.
  • Zéro bruit : bon ça c’est assez logique, les vers de terre, on le sait tous, ça n’a pas de cri !
  • Ça prend peu de place : une prise au sol de 26 par 37, et le mien fait 54 de hauteur, qu’on peut caser dans n’importe quel coin. Dans mon nouvel appart, je l’ai installé dans mon cellier, sous le chauffe-eau : nickel !
  • Gain de temps : descendre les poubelles, ça prend du temps et surtout c’est chiant. En enlevant (presque) tout ce qui est végétal, j’ai mis ma poubelle de cuisine au régime forcé, je la change donc beaucoup moins souvent, et c’est toujours ça de gagné !
  • Ça demande très peu d’entretien : je vide le thé de compost (le liquide qui se trouve dans le bac du bas) environ 3 fois par an et ça ne prend pas plus de 15 min. J’ai interverti les plateaux 1 seule fois pour l’instant, au bout de presque 1 an, et c’était fait en quelques minutes aussi.
  • Ça produit de l’engrais naturel et gratuit : le thé de compost est très apprécié de mes plantounettes (à condition de le diluer sous peine de griller les racines, parce que c’est très concentré !). La terre très noire qui reste en toute fin de cycle est un excellent engrais également. Je n’ai pas de jardin, donc quand j’en serai à devoir vider un bac, je le viderai dans la forêt ou je le donnerai autour de moi.

 

Les arguments CONTRE le lombricomposteur :

  • Je suis désolée, ça fait cliché, mais je n’en ai pas trouvé… à moins d’avoir une peur phobique des vers de terre, je n’y vois aucun côté négatif… Tout ce qui me vient en tête sont des trucs auxquels il faut faire attention pour ne pas avoir de problème de fonctionnement : le construire correctement, bien fermer le couvercle, vérifier de temps en temps (tous les 2 ou 3 mois ça suffit) le niveau de thé de compost pour ne pas que ça déborde, ne pas y ajouter des trucs toxiques pour les vers (on verra ça dans le 3ème article), éviter d’exposer les vers de terre à des températures trop extrêmes (ne pas les laisser dehors devrait suffire…) et préparer le lombricomposteur en cas de longue absence.

 

J’ai choisi de fabriquer mon lombricomposteur, parce que je trouve que ceux qu’on trouve sur le marché sont juste hors de prix ! J’ai pas mal galéré parce que je n’ai pas trouvé de tuto qui me convenait parfaitement, adapté à une débutante en bricolage comme moi ! Je vous propose donc mon tuto, accessible pour à peu près tout le monde, dans le prochain article !

Schéma lombricomposteur
Les différentes parties qui composent mon lombricomposteur fabriqué maison

Le matériel

  • 4 boîtes en plastique avec couvercles qui ferment, d’une dimension d’environ 26cm par 37cm – 10L  (sans trou, sinon les vers de terre pourront s’échapper !). Après de nombreuses recherches, j’ai trouvé mon bonheur chez Gifi.
  • 1 robinet – à récupérer sur un cubi. Attention qu’il soit relativement solide car il va être utilisé plus que sa fonction première, qui est de faire passer simplement 5 litres une seule fois.
  • Du joint en silicone – le même que pour faire un joint de baignoire. On le trouve en grande surface ou magasin de bricolage, il existe maintenant des petits formats, parfaitement suffisant pour fabriquer un lombricomposteur !
  • Un pot de peinture noire, pour matière plastique, la plus écolo possible (classe A) pour éviter d’intoxiquer les vers de terre !
  • 12  vis avec rondelles et écrous.
  • 1 perceuse (merci tonton pour le prêt !).
  • Un peu de gros scotch argenté tissé – celui qui est étanche et ultra résistant et qui permet de réparer un rétro qui s’est pris un coup ^^.
  • Un tournevis cruciforme et une pince multi-prise (ces 2 là, mieux vaut les acheter si vous n’en avez pas, c’est le B.A.BA du bricoleur du dimanche, ça sert tout le temps).

 

Le concept

On commencera par peindre en noir les couvercles et les boîtes, parce que les vers de terre n’aiment pas la lumière, ils sont plus pénards dans le noir. À l’exception toutefois de la dernière boîte en bas qui restera transparente. En effet, cette boîte servira à recueillir le « thé de compost » (on dit compost juice en anglais, mais nous les français on est des poètes !) : le liquide qui se forme dans le compost. Il est absorbé par la terre dans un composteur de pleine terre, mais dans le lombricomposteur on va pouvoir le récupérer et c’est tant mieux, parce que c’est une bombe d’engrais pour les plantes ! Il est important que les vers de terre ne descendent pas dans cette boîte, sous peine de les retrouver noyés, c’est pourquoi on la laissera transparente. Ensuite, on installera le robinet sur la boîte transparente, il nous servira à récupérer facilement le thé de compost. Puis, on fera des trous entre les boîtes pour que les vers de terre passent facilement d’un étage à l’autre. Enfin, on fabriquera une tour avec les boîtes, en les fixant les unes aux autres, mais tout en permettant de les ouvrir chacune indépendamment. Et TADAM, on aura notre lombricomposteur prêt à fonctionner !

Vous vous sentez prêt(e) ?

Rendez-vous dans le prochain article avec les étapes pas à pas, jusqu’à obtenir un lombricomposteur parfaitement fonctionnel !

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